Monday, March 17, 2008

La Paz

Mardi 5 mars
Pluie diluvienne toute la journée. Des torrents se déversent dans les rues pavées. On arrive à sortir pour visiter le marché artisanal l’après-midi. Plaisir des yeux, mais peu de bonnes affaires… Nous passons la majeure partie de la journée à discuter dans la chambre en buvant du thé. Le soir, nous mangeons dans le restau juste en dessous de l’hôtel. Un jus de banane et un bon livre achèvent ce jour de farniente. Demain il fera beau…

Mercredi 6 mars
Mes ennuis digestifs ont disparu pour de bon. Après un petit déjeuner sur le marché, nous allons à la Cie Yungueňas pour prendre nos billets. Nous partons demain à Coroïco, village dans les Yungas, sur le versant est de la cordillère, à la limite de l’Amazonie bolivienne. C’est aujourd’hui aussi que Vincent nous quitte, il descend à Potosi, plus au sud. Nous l’accompagnons jusqu’à la gare et nous nous quittons avec le cœur un peu serré après avoir passé quelques semaines comme compagnons de route. Nous, nous reprenons un bus qui nous mène à Aranjuez, tout en bas de la ville, au-delà des beaux quartiers. Nous descendons au terminus de la ligne. Nous continuons à pied, par un petit chemin qui serpente jusqu’à la vallée de la lune. Le paysage est d’abord désolé, quasi-désertique. Aucune indication… Nous demandons notre route à deux vendeurs de casseroles… Tout droit, nous disent-ils, en riant. On verra bien… Nous arrivons à un petit village, toujours pas de vallée lunaire. Nous renouvelons notre question à une petite fille. Il fallait tourner à gauche… Nous retournons sur nos pas, prenons une bifurcation… et la voila qui s’étale sous nos yeux. L’érosion a creusé partout des infractuosités, des colonnes, des cheminées des fées, en un immense dédale de roches poudreuses et friables. Nous nous promenons longuement dans ce paysage d’une beauté torturée et onirique. En redescendant, nous tombons sur un jardin de cactus. Quelques uns sont garnis de très belles fleurs. Le soleil est de la partie et participe à l’enchantement. Nous retombons sur terre lorsque nous revenons au point de départ et voyons le bus démarrer juste devant nous… Trop tard ! La soif et la fatigue nous amènent dans une petite échoppe où nous buvons un fanta. La Cholita qui nous sert nous assure qu’il y a un autre bus plus tard… Une heure plus tard, ne voyant rien venir, on décide de commencer à pied. Au bout de une heure et demie de marche, nous rejoignons une route plus importante… ouf, on trouve un collectivo déjà bondé mais qui accepte de nous convoyer jusqu’au centre. Embouteillages, serrés comme des sardines, il y a à nouveau des manifestations de mineurs. Nous arrivons alors que les manifestants se dispersent. Nous faisons quelques courses pour le voyage de demain (charcuterie, yaourts, pain), et changeons quelques dollars avant de dîner (tallarin con bife, un délice…). Nous pouvons aller nous coucher, “cansados pero encantados”…

Nuestra Señora de La Paz, couramment désignée simplement La Paz, est une ville de Bolivie. Siège du gouvernement national, elle est souvent considérée comme la capitale administrative de facto de la Bolivie. Fondée le 20 octobre 1548 par le capitaine Alonso de Mendoza sous le nom de Ciudad de Nuestra Señora de La Paz (La Ville de Notre Dame de la Paix), la ville a prospéré grâce à sa situation stratégique sur les routes commerciales coloniales. Suite à la guerre d’indépendance (1809 – 1825) la ville changea de nom pour devenir La Paz de Ayacucho en hommage à la victoire d’Ayacucho. La Paz devient le siège du gouvernement bolivien en 1898.
La ville de La Paz s’est développée dans la vallée de Chuquiago Marka entourée par les montagnes Huayna Potosí (6094 m) et Nevado Illimani (6460 m), non loin du lac Titicaca. Elle est située dans le département de La Paz, dans la province de Murillo. Sa topographie atypique en fait la capitale la plus haute du monde.
Pendant l'époque coloniale, La Paz restera longtemps un village paisible, maintenant elle est devenue une grande cité de plus d'un millions d'habitants qui fait coexister les golden boys du centre-ville et les Indiens aymaras des collines.
L'agglomération de La Paz comprend en fait deux villes. El Alto (4000m, environ 500.000 habitants), où se trouve l'aéroport, qui est devenue une gigantesque cité-dortoir de paysans ayant quitté leurs terres.
400 mètres plus bas, La Paz (3600m, 700.000 habitants), avec le centre ville et ses quartiers d'affaires et résidentiels
400 mètres plus bas encore, s'étend la zone sud avec les beaux quartiers de Florida, Achumani, la Rinconada ou Aranjuez.

Visite de la ville :
Les marchés font partie intégrante de la vie quotidienne de La Paz. Le mercado Rodriguez, dans le quartier de San Pedro, est très animé pendant les week-ends.
La calle Belisario Salinas du quartier de Sopocachi compte une dizaine de bars, ce qui fait de ce quartier le rendez-vous des fêtards de La Paz.
D'un point de vu plus culturel, différents musées s'offrent aux visiteurs, parmi lesquels le
Musée national d'Art, installé dans le palais Diez de Medina, datant de 1775 et connu sous le nom de Casa de los Condes de Arana (maison des comtes d'Arana).
Le Musée d'ethnographie et de Folklore est installé dans le palais des marquis de Villaverde, un bel édifice qui date de 1776. Ce musée expose la vie et les coutumes de deux groupes ethniques boliviens, les Chipayas et les Ayoreos.
Le musée national d'Archéologie Tiwanaku possède une collection extrêmement complète de vestiges archéologiques de la période précolombienne : céramiques du nord de La Paz, momies trouvées dans le département d'Oruro, ou encore des crânes trépanés et des crânes allongés et déformés artificiellement.
Le museoTambo Quirquincho est dédiée à la "chola"( la femme de La Paz) ce musée expose des masques de carnavals, des costumes typiques, un grand choix de photos du début de siècle, des cartes anciennes, des objets en argent et des pièces d'art contemporain.
La rue Jaen est le seul endroit de La Paz qui ait conservé son aspect colonial. Ruelles étroites pavées serpentent parmi des maisons coloniales blanches aux balcons saillants dont certaines abritent des musées parmi lesquels :
Le museo de Metales Preciosos qui expose de riches pièces en or et argent de la période précolombienne.
Le museo del Litiral est lui, entièrement consacrée à la guerre de 1879 contre le Chili.
Le museo Casa de Murillo était la maison qui avait été celle de Murillo (le plus important personnage de la guerre de libération). L'ambiance d'origine est reconstituée dans le moindre détail, on y trouve également des objets du folklore boliviens.

Dans les environs de La Paz :
La Vallée de la Lune, cette extraordinaire formation géologique doit son aspect lunaire à l'érosion, plusieurs fois millénaire, par le vent et la pluie.
Le Chacaltaya, à près de 5300 mètres d'altitude, offre une vue d'un rayon de 200 kilomètres à la ronde. La cordillère Royale, le début des Yungas, le lac Titikaka.
Le lac Titikaka est à une heure de La Paz
La cité de Tiwanaku sont les plus célèbres ruines de Bolivie.
Coroico, la route est époustouflante et le village reposant. Un petit coin de paradis dans les Yungas.
Sorata est le plus beau village des Andes boliviennes, au pied de l'Illampu. A partir de là on peut réaliser des excursions hors du commun dont le "chemin de l'or" qui reste le trekking le plus beau de la Bolivie, mais aussi le plus ardu.

Sources : http://www.abc-latina.com/bolivie/la_paz.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Paz_(Bolivie)

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