Titicaca
Dimanche 24 février
Un mois de voyage ! déjà ! encore dans un bus… On arrive le matin à 8h00 à Puno, sous une pluie battante. Sous la pluie la plupart des villes paraissent moches… Puno n’échappe pas à la règle, petite, boueuse, sans charme (il faut dire qu’après Cuzco on devient difficile), on ne voit même pas le lac Titicaca, le si célèbre lac Titicaca. On est à 3800m d’altitude, il fait froid, on est fatigués… bon on trouve un hôtel, Los Uros, on prend, une fois n’est pas coutume, une chambre pour trois, propre, l’eau est très chaude, je fonds sous la douche. Une fois délassés et propres, petit déjeuner pris, nous partons nous renseigner. D’abord pour poursuivre notre voyage en Bolivie. Nous allons au consulat de Bolivie où une dame charmante nous délivre tout de suite un visa pour la modique somme de 10 $ chacun. Nous prendrons un bus pour Copacabana sur le lac, de l’autre côté de la frontière. Puis nous rouvons le bateau qui nous emmènera demain (départ 7h00 !) à Taquile, une île au milieu du lac. A midi on a tous très faim, sauf Véro… bon, Vincent et moi on s’offre une truite délicieuse. On se balade un peu, on voit enfin le lac, immense mer intérieure qui se perd dans la brume aujourd’hui. Le soir on mange sur le marché, Véro a retrouvé l ‘appétit, empanadas de queso, papas rellenas, beignets. Puis repos, demain on se lève (encore !) tôt.
Lundi 25 février
Debout à 6h00 ! A 7h15, on est sur l’embarcadère… on embarque, le bateau coloré démarre à 8h30… sommeil envolé ! la traversée est agréable, il fait beau, le soleil illumine le lac bleu roi. Nous longeons un moment la côte, champs, hameaux, troupeaux de chèvres ou de moutons, campesinos (quechuas ou aymaras ?), quelques petits ports de pêcheurs, des embarcations de roseaux passent près de nous. Nous apercevons au loin des îles flottantes. Le lac est immense, la mer en montagne… après 3 heures et demi de traversée, nous débarquons à Taquile, petite île posée en plein milieu du lac, collines, cultures en terrasse et maisons à toit de chaume. Les Taquileňos sont regroupés en coopérative, les hommes tissent et tricotent la laine, les femmes travaillent au champs. Tous les bénéfices sont répartis entre tous les membres de la communauté. Nous grimpons ¾ h au dessus du port et nous arrivons au village. De là, les touristes sont répartis dans les familles. Nous nous voyons attribuer une charmante petite case. Les gens ont le sourire, très gentils. Nous mangeons au pueblito puis partons nous balader autour de l’île. Il fait beau, le soleil joue avec le nuage et le lac change de couleurs constamment passant du bleu au vert puis au orange au fur et à mesure que le soleil descend (titi : dormant, et caca : qui change de couleur). Le coucher de soleil est superbe, les coups de soleil sur le nez aussi. Nous rentrons avant la nuit, il n’y a pas l’électricité sur l’île. Avant de rentrer au gîte, nous passons boire un verre dans une échoppe. Deux petites filles nous servent, chantent, dansent, plaisantent et nous font rire avec un « frère jacques » en français dans le texte… le soir, repas à la chandelle chez la famille qui nous héberge. Le menu : soupe de patates et de maïs, riz, patates frites et oignons, arrosés de mate de mounia. Le repas local très simple, mais très bien préparé. On souffle la bougie, sur nos bas-flancs et sous nos 5 couvertures !
Mardi 26 février
Il a plu cette nuit, pluie glaciale à cette altitude. Mais, avec nos cinq couvertures, on n’a pas eu froid ! le matin est bien gris, il pleuviote encore. Notre famille d’adoption nous sert un desayuno royal, pancakes et miel, mate. Le fils de la maison nous propose une balade jusqu’au sommet de l’île. 1 heure de marche, nous sommes à 4000m. nous longeons des petits murets de pierres sèches, comme en Irlande, des plantations de haricots, croisons des chèvres, des moutons, quelques vaches. Au sommet une petite chapelle et une vue fantastique sur le lac tout autour. Le lac à l’infini… le ciel s’est dégagé, la mer à la montagne, c’est l’impression que ça donne ! des gamins nous raccompagnent, ils sont vifs, espiègles, très sympas. Nous retrouvons le petit « Jésus » (c’est son prénom) qui nous a vendu un bracelet la veille au débarcadère. Il est avec deux touristes brésiliens à qui il tente de vendre des objets d’artisanat. Nous retournons déjeuner chez nos trois gamines. Il y a aujourd’hui une invasion de Brésiliens et deux Français qui arrivent de Bolivie. On discute et ils nous disent le plus grand bien de ce pays… paysages magnifiques, gens accueillants, vie pas chère, il faut juste pas être trop pressés dans les transports. Après le repas, nous passons dire au revoir à notre petite famille et récupérer nos sacs. En échange de leur envoyer un exemplaire, toute la famille, en tenue traditionnelle pose pour la photo. On redescend prendre le bateau de 14h00. au moment du départ, un Brésilien arrive en courant et demande au capitaine d’attendre ses potes qui vont arriver. On attend… au bout d’aune demi-heure tout le monde s’impatiente… Taquile vaut bien une nuit supplémentaire ! on y va. La traversée se déroule sous un soleil retrouvé. On passe devant les fameuses îles flottantes en roseau. Plutôt typique. De retour à Puno à 17h30. nous courons poster notre courrier avant la fermeture del correo. Après un bon repas et une bonne douche on se couche tôt, demain nous partons pour la Bolivie !
Mercredi 27 février
Il pleut à nouveau sur Puno… nous prenons un bus qui nous amène à la frontière bolivienne, à Yunguya. 3h00 de trajet sous une pluie battante, de la grêle parfois. Nous passons le voyage à discuter avec un Argentin. Le bus s’arrête, nous sommes à 2 km de la frontière. Vincent change ses soles en pesos boliviens ça donne une énorme liasse de billets. L’inflation est galopante, style un million de pesos pour s’acheter du pain ! nous changeons de bus, direction La Paz. On arrive au poste frontière péruvien. La route s’est transformée en piste boueuse. Nous faisons tamponner nos passeports (visa de sortie). Le bus continue un peu en cahotant sous la pluie puis s’arrête. Une montagne de boue barre le chemin… un camion et un autre bus sont embourbés. Le chauffeur ne veut pas continuer. Nous devons passer la frontière à pieds et trouver un bus du côté bolivien. La pluie s’est un peu calmée heureusement. Nous passons une butte et entendons de la musique indienne. Une maisonnette surmontée du drapeau bolivien, c’est le poste frontière. Nous devons faire tamponner nos passeports (visas d’entrée). Le poste est fermé, mais un peu plus loin les gens dansent, c’est carnaval. Tout le monde danse y compris les douaniers et le chauffeur de bus qui nous a planté tout à l’heure. Le pisco coule à flots, les cholitas font tournoyer leurs jupes colorées, les hommes sont en état d’ébriété avancé. Ils nous accueillent à bras ouverts, nous offrent de la gnôle, nous invitent à danser avec eux, « ¡ bienvenido a Bolivia ! ». Mais personne ne peut tamponner nos passeports. On finit par comprendre que le service compétent est à Copacabana, la ville la plus proche. Pas de bus en vue, on prend congé de nos hôtes et on fait du camion-stop. Un camion de sable s’arrête. Véro monte dans la cabine, Vincent et moi dans le sable ! nous longeons toujours le lac, le paysage est somptueux, collines et cultures en terrasse, sommets enneigés au loin, des paysans aymaras chargés de baluchons colorés marchent le long de la route. Le soleil est revenu et jette une lumière mordorée sur le tableau en mouvement. Un gamin se trouve avec nous dans la benne. Le camion ralentit. Le gamin crie : « ¡ policia ! ». Merde, on doit pas avoir le droit d’être là-dedans ! On se couche dans le sable… la bonne blague, le « chico » est mort de rire, en fait le camion s’arrête, on est arrivé. On descend en riant, on est à Copacabana de Bolivia. Le poste frontière est ici, à l’entrée de la ville. Un employé, à jeun celui-là, nous met le tampon « entrada ». on est en règle. On se trouve une pension l’alojamiento san Jose, propre, eau chaude, pas cher. Nous changeons à notre tour quelques dollars. Pas de chance il baisse en ce moment ! bon on verra à La Paz, les cours fluctuent tellement qu’il faut changer peu tous les jours, ici tout le monde achète des dollars dans la rue, au noir à un taux trois fois supérieur à la banque. On va manger sur le marché au « comedor popular » du poisson du lac super bon. L’après-midi dans le jardin de l’hôtel on sort la carte d’Amérique du sud, ce qui émerveille les enfants de l’hôtel. On se situe sur la carte et on montre notre itinéraire, leçon de géographie sympa. Nous partons faire un petit tour le long du lac puis dans les boutiques. Certains produits sont hors de prix (sucreries, boissons, pellicules photos), d’autres (la base alimentaire) très bon marchés. Le pain est délicieux. Dîner au comedor popular. La soirée carnaval reprend à l’hôtel. On participe de bon cœur à un boum avec les jeunes du quartier. Rock à fond toute la soirée jusqu’à minuit passé. ¡ Buenas noches !
Jeudi 28 février
Une bonne grasse matinée pour récupérer de notre voyage mouvementé. Petit déjeuner sur le coup de 10h30 au marché. Nous changeons un peu de monnaie, le dollar ne monte pas. Nous nous retrouvons toujours avec des monceaux de billets, on est millionnaires tous les jours ! hélas ! ici la démocratie se conjugue pour l’instant avec une inflation galopante. Un peu de lessive. Du poisson au déjeuner au « comedor popular ». Nous partons ensuite louer des vélos avec Nestor, le gamin de l’hôtel. On va chez une vieille cholita dure en affaire. On loue 4 vélos et on embarque Nestor avec nous. C’est parti pour la descente jusqu’au lac. Je suis le seul à posséder un frein (arrière, ouf !). ON longe la plage, le lac resplendit, l’eau est ici d’un limpidité et d’une transparence totales. Il fait chaud, Vincent et moi on se jette à l’eau. Baignade dans le Titicaca ! 3800m d’altitude ! quelques brasses plus tard nous ressortons frigorifiés, mais quel plaisir ! nous continuons un moment de longer le lac. Nestor s’éclate sur son vélo. Le chemin se rétrécit de plus en plus, ça devient galère, de toute façon il faut rentrer. Je me casse la figure dans un trou, rien de grave… nous terminons la balade sous des nuages de plus en plus nombreux. Juste le temps de rendre les vélos, de rentrer à l’hôtel, un gros orage éclate. Je rentre le linge à toute vitesse ! une bonne douche chaude, un repas de fayots et un fresco (boisson à base de pruneau…), au lit, demain nous partons pour La Paz.
Un mois de voyage ! déjà ! encore dans un bus… On arrive le matin à 8h00 à Puno, sous une pluie battante. Sous la pluie la plupart des villes paraissent moches… Puno n’échappe pas à la règle, petite, boueuse, sans charme (il faut dire qu’après Cuzco on devient difficile), on ne voit même pas le lac Titicaca, le si célèbre lac Titicaca. On est à 3800m d’altitude, il fait froid, on est fatigués… bon on trouve un hôtel, Los Uros, on prend, une fois n’est pas coutume, une chambre pour trois, propre, l’eau est très chaude, je fonds sous la douche. Une fois délassés et propres, petit déjeuner pris, nous partons nous renseigner. D’abord pour poursuivre notre voyage en Bolivie. Nous allons au consulat de Bolivie où une dame charmante nous délivre tout de suite un visa pour la modique somme de 10 $ chacun. Nous prendrons un bus pour Copacabana sur le lac, de l’autre côté de la frontière. Puis nous rouvons le bateau qui nous emmènera demain (départ 7h00 !) à Taquile, une île au milieu du lac. A midi on a tous très faim, sauf Véro… bon, Vincent et moi on s’offre une truite délicieuse. On se balade un peu, on voit enfin le lac, immense mer intérieure qui se perd dans la brume aujourd’hui. Le soir on mange sur le marché, Véro a retrouvé l ‘appétit, empanadas de queso, papas rellenas, beignets. Puis repos, demain on se lève (encore !) tôt.
Lundi 25 février
Debout à 6h00 ! A 7h15, on est sur l’embarcadère… on embarque, le bateau coloré démarre à 8h30… sommeil envolé ! la traversée est agréable, il fait beau, le soleil illumine le lac bleu roi. Nous longeons un moment la côte, champs, hameaux, troupeaux de chèvres ou de moutons, campesinos (quechuas ou aymaras ?), quelques petits ports de pêcheurs, des embarcations de roseaux passent près de nous. Nous apercevons au loin des îles flottantes. Le lac est immense, la mer en montagne… après 3 heures et demi de traversée, nous débarquons à Taquile, petite île posée en plein milieu du lac, collines, cultures en terrasse et maisons à toit de chaume. Les Taquileňos sont regroupés en coopérative, les hommes tissent et tricotent la laine, les femmes travaillent au champs. Tous les bénéfices sont répartis entre tous les membres de la communauté. Nous grimpons ¾ h au dessus du port et nous arrivons au village. De là, les touristes sont répartis dans les familles. Nous nous voyons attribuer une charmante petite case. Les gens ont le sourire, très gentils. Nous mangeons au pueblito puis partons nous balader autour de l’île. Il fait beau, le soleil joue avec le nuage et le lac change de couleurs constamment passant du bleu au vert puis au orange au fur et à mesure que le soleil descend (titi : dormant, et caca : qui change de couleur). Le coucher de soleil est superbe, les coups de soleil sur le nez aussi. Nous rentrons avant la nuit, il n’y a pas l’électricité sur l’île. Avant de rentrer au gîte, nous passons boire un verre dans une échoppe. Deux petites filles nous servent, chantent, dansent, plaisantent et nous font rire avec un « frère jacques » en français dans le texte… le soir, repas à la chandelle chez la famille qui nous héberge. Le menu : soupe de patates et de maïs, riz, patates frites et oignons, arrosés de mate de mounia. Le repas local très simple, mais très bien préparé. On souffle la bougie, sur nos bas-flancs et sous nos 5 couvertures !
Mardi 26 février
Il a plu cette nuit, pluie glaciale à cette altitude. Mais, avec nos cinq couvertures, on n’a pas eu froid ! le matin est bien gris, il pleuviote encore. Notre famille d’adoption nous sert un desayuno royal, pancakes et miel, mate. Le fils de la maison nous propose une balade jusqu’au sommet de l’île. 1 heure de marche, nous sommes à 4000m. nous longeons des petits murets de pierres sèches, comme en Irlande, des plantations de haricots, croisons des chèvres, des moutons, quelques vaches. Au sommet une petite chapelle et une vue fantastique sur le lac tout autour. Le lac à l’infini… le ciel s’est dégagé, la mer à la montagne, c’est l’impression que ça donne ! des gamins nous raccompagnent, ils sont vifs, espiègles, très sympas. Nous retrouvons le petit « Jésus » (c’est son prénom) qui nous a vendu un bracelet la veille au débarcadère. Il est avec deux touristes brésiliens à qui il tente de vendre des objets d’artisanat. Nous retournons déjeuner chez nos trois gamines. Il y a aujourd’hui une invasion de Brésiliens et deux Français qui arrivent de Bolivie. On discute et ils nous disent le plus grand bien de ce pays… paysages magnifiques, gens accueillants, vie pas chère, il faut juste pas être trop pressés dans les transports. Après le repas, nous passons dire au revoir à notre petite famille et récupérer nos sacs. En échange de leur envoyer un exemplaire, toute la famille, en tenue traditionnelle pose pour la photo. On redescend prendre le bateau de 14h00. au moment du départ, un Brésilien arrive en courant et demande au capitaine d’attendre ses potes qui vont arriver. On attend… au bout d’aune demi-heure tout le monde s’impatiente… Taquile vaut bien une nuit supplémentaire ! on y va. La traversée se déroule sous un soleil retrouvé. On passe devant les fameuses îles flottantes en roseau. Plutôt typique. De retour à Puno à 17h30. nous courons poster notre courrier avant la fermeture del correo. Après un bon repas et une bonne douche on se couche tôt, demain nous partons pour la Bolivie !
Mercredi 27 février
Il pleut à nouveau sur Puno… nous prenons un bus qui nous amène à la frontière bolivienne, à Yunguya. 3h00 de trajet sous une pluie battante, de la grêle parfois. Nous passons le voyage à discuter avec un Argentin. Le bus s’arrête, nous sommes à 2 km de la frontière. Vincent change ses soles en pesos boliviens ça donne une énorme liasse de billets. L’inflation est galopante, style un million de pesos pour s’acheter du pain ! nous changeons de bus, direction La Paz. On arrive au poste frontière péruvien. La route s’est transformée en piste boueuse. Nous faisons tamponner nos passeports (visa de sortie). Le bus continue un peu en cahotant sous la pluie puis s’arrête. Une montagne de boue barre le chemin… un camion et un autre bus sont embourbés. Le chauffeur ne veut pas continuer. Nous devons passer la frontière à pieds et trouver un bus du côté bolivien. La pluie s’est un peu calmée heureusement. Nous passons une butte et entendons de la musique indienne. Une maisonnette surmontée du drapeau bolivien, c’est le poste frontière. Nous devons faire tamponner nos passeports (visas d’entrée). Le poste est fermé, mais un peu plus loin les gens dansent, c’est carnaval. Tout le monde danse y compris les douaniers et le chauffeur de bus qui nous a planté tout à l’heure. Le pisco coule à flots, les cholitas font tournoyer leurs jupes colorées, les hommes sont en état d’ébriété avancé. Ils nous accueillent à bras ouverts, nous offrent de la gnôle, nous invitent à danser avec eux, « ¡ bienvenido a Bolivia ! ». Mais personne ne peut tamponner nos passeports. On finit par comprendre que le service compétent est à Copacabana, la ville la plus proche. Pas de bus en vue, on prend congé de nos hôtes et on fait du camion-stop. Un camion de sable s’arrête. Véro monte dans la cabine, Vincent et moi dans le sable ! nous longeons toujours le lac, le paysage est somptueux, collines et cultures en terrasse, sommets enneigés au loin, des paysans aymaras chargés de baluchons colorés marchent le long de la route. Le soleil est revenu et jette une lumière mordorée sur le tableau en mouvement. Un gamin se trouve avec nous dans la benne. Le camion ralentit. Le gamin crie : « ¡ policia ! ». Merde, on doit pas avoir le droit d’être là-dedans ! On se couche dans le sable… la bonne blague, le « chico » est mort de rire, en fait le camion s’arrête, on est arrivé. On descend en riant, on est à Copacabana de Bolivia. Le poste frontière est ici, à l’entrée de la ville. Un employé, à jeun celui-là, nous met le tampon « entrada ». on est en règle. On se trouve une pension l’alojamiento san Jose, propre, eau chaude, pas cher. Nous changeons à notre tour quelques dollars. Pas de chance il baisse en ce moment ! bon on verra à La Paz, les cours fluctuent tellement qu’il faut changer peu tous les jours, ici tout le monde achète des dollars dans la rue, au noir à un taux trois fois supérieur à la banque. On va manger sur le marché au « comedor popular » du poisson du lac super bon. L’après-midi dans le jardin de l’hôtel on sort la carte d’Amérique du sud, ce qui émerveille les enfants de l’hôtel. On se situe sur la carte et on montre notre itinéraire, leçon de géographie sympa. Nous partons faire un petit tour le long du lac puis dans les boutiques. Certains produits sont hors de prix (sucreries, boissons, pellicules photos), d’autres (la base alimentaire) très bon marchés. Le pain est délicieux. Dîner au comedor popular. La soirée carnaval reprend à l’hôtel. On participe de bon cœur à un boum avec les jeunes du quartier. Rock à fond toute la soirée jusqu’à minuit passé. ¡ Buenas noches !
Jeudi 28 février
Une bonne grasse matinée pour récupérer de notre voyage mouvementé. Petit déjeuner sur le coup de 10h30 au marché. Nous changeons un peu de monnaie, le dollar ne monte pas. Nous nous retrouvons toujours avec des monceaux de billets, on est millionnaires tous les jours ! hélas ! ici la démocratie se conjugue pour l’instant avec une inflation galopante. Un peu de lessive. Du poisson au déjeuner au « comedor popular ». Nous partons ensuite louer des vélos avec Nestor, le gamin de l’hôtel. On va chez une vieille cholita dure en affaire. On loue 4 vélos et on embarque Nestor avec nous. C’est parti pour la descente jusqu’au lac. Je suis le seul à posséder un frein (arrière, ouf !). ON longe la plage, le lac resplendit, l’eau est ici d’un limpidité et d’une transparence totales. Il fait chaud, Vincent et moi on se jette à l’eau. Baignade dans le Titicaca ! 3800m d’altitude ! quelques brasses plus tard nous ressortons frigorifiés, mais quel plaisir ! nous continuons un moment de longer le lac. Nestor s’éclate sur son vélo. Le chemin se rétrécit de plus en plus, ça devient galère, de toute façon il faut rentrer. Je me casse la figure dans un trou, rien de grave… nous terminons la balade sous des nuages de plus en plus nombreux. Juste le temps de rendre les vélos, de rentrer à l’hôtel, un gros orage éclate. Je rentre le linge à toute vitesse ! une bonne douche chaude, un repas de fayots et un fresco (boisson à base de pruneau…), au lit, demain nous partons pour La Paz.

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