Pisco
Lundi 11 février
Bien dormi mais peu, on arrive sans avoir vu le jour à 5h30 à Lima. La station de bus est déserte, nous devons attendre dans la salle d’attente jusqu’à 6h00 avant qu’un taxi passe par là. Il nous propose de nous amener à l’hôtel. Un peu cher, mais la fatigue nous fait craquer. Mais on se retrouve devant une porte close… Damned, on voudrait bien dormir encore un peu. Nous appelons et un gardien finit par nous ouvrir. La dame de permanence s’était endormie… Elle nous donne une petite chambre avec deux petits lits où nous nous affalons. Dodo jusqu’à 11h00 ! En guise de petit déjeuner on va s’offrir un « salchipapas » (saucisse frites) dans un snack puis nous partons à la poste pour expédier des nouvelles et nos achats de Huaraz en France. Pas plus de 2kg par sacs nous dit la postière. Nous sommes obligés de partager notre sac en trois colis qu’il faut recouvrir de toile de jute et coudre entièrement. Nous mettons deux heures et demi mais nous arrivons à tout expédier. Par bateau cela devrait mettre environ un mois à parvenir à destination. Après ces longues démarches nous partons acheter nos billets de bus. On ne veut plus s’attarder à Lima. Demain nous partons
pour Pisco, sur la côte sud. Quelques petites emplettes pour finir la balade, presse-agrumes (pour se faire des jus), petites cuillères, yaourts locaux. Le soir arrive et nous repartons pour un salchipapas (moins bon) dans un autre snack. Je goûte la bière locale de marque « cristal », une bonne lager. Nous rentrons à l’hôtel où l’on nous a attribué une autre chambre, plus spacieuse et avec un lit « matrimonial ». Un petit yaourt comme dessert (délicieux) et au lit à nouveau. Demain sera un autre voyage…
Mardi 12 février
Nous nous promenons en ville, le départ est prévu pour 15h00. nous en profitons p
our expédier un quatrième colis (et oui, on a fait des folies à Huaraz…) à la poste. Maintenant on est rôdé le paquet est prêt d’avance cousu et tout. Nous repassons à l’hôtel prendre nos sacs et nous nous retrouvons à l’agence « Paracas express » à 14h30. nous nous installons dans le bus qui semble prêt et se rempli progressivement de la foule bigarrée, paniers et poules accompagnent nos sacs à dos sur le toit. A 15h00 pile le chauffeur monte, met le contact et démarre… puis arrête le moteur aussitôt ! aïe aïe aïe, quelque chose cloche… ça s’affaire, on ouvre le capot, on part chercher un mécano qui trifouille un long moment dans le moteur, l’heure passe, tout le monde parle en même temps, on ne comprend vraiment ce qui se passe que quand tout le monde commence à redescendre du bus. L’agence « Paracas express » nous rembourse nos billets, il faut trouver une autre compagnie. On finit par
en attraper un au vol qui part pour Ica. C’est sur la route, ou presque, le bus nous déposera sur la panamerica à l’embranchement qui va à Pisco. Nous partons enfin. Trois heures de route dans un paysage encore plus désertique que vers le nord. Quelques oasis bordés de plantations et de palmiers rompent la monotonie et l’austérité du paysage de poussière ocre et grise. Des champs de coton. A 19h00, il fait nuit, nous sommes déposés au carrefour. Chance, un collectivo, microbus pas trop bondé passe aussitôt et nous embarque jusqu’à Pisco, 5km plus loin. Complètement déglingué le bus. Nous arrivons au centre de la petite ville et on nous dépose sur une petite place. Nous marchons jusqu’à la Plaza de armas, très belle et entretenue, entourée de bâtiments de style colonial couverts de mosaïques, d’une église baroque. Nous trouvons l’hôtel Pisco (original !), très bien aussi, très propre, douches chaudes, chambre spacieuse, mais plutôt hors budget. Bon ça ira pour ce soir, on verra demain. Nous trouvons aussi un restau sympa où l’on nous sert de la tortue. Pas mal mais un peu beaucoup d’oignons en accompagnement. Petite balade digestive sur la place et nous retrouvons une bonne douche et notre lit confortable. Autant en profiter !
Mercredi 13 février
Ce matin, on déménage pour un hôtel un peu plus dans nos moyens. Le patron a l’air un peu louche, mais bon, ça v
a. Après avoir posé nos sacs, nous partons réserver un tour pour les îles Ballestras, au large de Paracas. Ce sera pour demain. En attendant, nous marchons jusqu’au bord de mer, à 2km du centre. Nous arrivons sur une grande plage. L’océan pacifique s’y déverse en grands rouleaux. Pas de surfeurs, juste quelques pêcheurs à la ligne. Il est midi, il fait très chaud, nous préférons nous abriter au frais dans un snack pour manger un sandwich. Puis nous rentrons à l’hôtel. Coup de fatigue, sieste. A 15h, nous repartons à la recherche d’un collectivo qui voudra bien nous amener à Paracas. Nous finissons par en trouver un. La route longe la côte. Nous trouvons la plage autour du port. Le vent s’est levé, les nuages s’accumulent, il fait moins chaud. Nous restons au bord de l’eau à observer des bancs de petits poissons qui s’égaillent entre nos pieds et surfent dans les rouleaux. On joue les lézards sur le sable. Vers 19h, nous nous décidons à rentrer à Pisco. Porc au ananas (trop sucré) au menu suivi d’un yaourt aux fruit (délicieux) trouvé dans une petite échoppe sur la place. Buenas noches.
Jeudi 14 février
Pas mal de bruit la nuit, m’étonnerais pas qu’on soit dans un hôtel de passe ! Ce matin tour organisé, on fait les touristes ! Un microbus passe nous prendre devant l’hôtel et nous redépose à Paracas. De là, avec une douzaine d’autres « gringos » nous embarquons sur une grande barque à moteur. Nous longeons la côte, un terminal pétrolier, des bateaux de pêche, la côte désertique, du sable, que du sable, puis dans ce sable des traits, des lignes, un dessin :
un gigantesque candélabre (200m de long pour 60 de large) tracé par la civilisation Paracas, il y a quelque 2000 ans. Et intact grâce à la sécheresse. C’est un des endroits du monde où il pleut le moins. Le bateau s’attarde, nous prenons des photos, puis nous prenons le large, croisant des vols de pélicans en formation en V ou en file indienne. Dans l’eau des méduses énormes. Puis des points noirs qui se transforment en têtes… des lions de mer de la famille des otaries flottent, nous observent un moment, puis plongent, ils pêchent. Des fous de Humboldt, le cor fuselé blanc et les ailes noires, tournoient autour du bateau puis plongent à pic. Nous sommes sûrement sur un banc de poissons. Nous approchons des îles Ballestras, des îlots plutôt, des rochers nus sans la moindre végétation. Ils étaient autrefois recouverts d’une couche de guano de plusieurs mètres d’épaisseur (fiente des millions d’oiseaux qui venaient y nicher, les eaux étant froides et très poissonneuses). Le guano a été exploité très longtemps comme engrais, puis les îles ont été rendues aux oiseaux et aux lions de mer, classées site protégé. Nous faisons le tour des îles, un enchantement. Nous approchons de colonies de centaines de lions de mer, les mâles sont impressionnant, avec la crinière épaisse qui leur ont donné leur nom. Les femelles, plus nombreuses, regroupées en harem, ressemblent à de petites otaries. Des manchots, seul endroit avec les Galapagos où on les trouve sous les tropiques (ceci dû aux eaux très froides du courant de Humboldt qui remontent de l’Antarctique le long des côtes chiliennes puis péruviennes). Des fous, des pélicans, des centaines d’oiseaux de mer. La barque fait le tour des îles au ralenti ce qui nous permet d’observer les centaines d’oiseaux marins et de lions de mer sur les plages et les rochers. Il est interdit d’aborder, parc national oblige… La balade dure toute une matinée d’enchantement. Puis nous rentrons au port, puis à Pisco par le bus. Il fait très beau et très chaud. Après avoir avalé un sandwich, nous partons à la plage prendre un grand et bon bain et… quelques coups de soleil. Sympa pour un mois de février. Ici, c’est l’été austral. Demain, nous quittons le Pacifique, direction les Andes et Cuzco, la ville mythique des Incas. 30h de bus nous attendent, ouf… les places prises au terminal de bus, nous allons dîner à l’As de Oro, des conchas (coquillages, des pétoncles en fait), gratinés au fromage, un délice pour clore une aussi belle journée.
Bien dormi mais peu, on arrive sans avoir vu le jour à 5h30 à Lima. La station de bus est déserte, nous devons attendre dans la salle d’attente jusqu’à 6h00 avant qu’un taxi passe par là. Il nous propose de nous amener à l’hôtel. Un peu cher, mais la fatigue nous fait craquer. Mais on se retrouve devant une porte close… Damned, on voudrait bien dormir encore un peu. Nous appelons et un gardien finit par nous ouvrir. La dame de permanence s’était endormie… Elle nous donne une petite chambre avec deux petits lits où nous nous affalons. Dodo jusqu’à 11h00 ! En guise de petit déjeuner on va s’offrir un « salchipapas » (saucisse frites) dans un snack puis nous partons à la poste pour expédier des nouvelles et nos achats de Huaraz en France. Pas plus de 2kg par sacs nous dit la postière. Nous sommes obligés de partager notre sac en trois colis qu’il faut recouvrir de toile de jute et coudre entièrement. Nous mettons deux heures et demi mais nous arrivons à tout expédier. Par bateau cela devrait mettre environ un mois à parvenir à destination. Après ces longues démarches nous partons acheter nos billets de bus. On ne veut plus s’attarder à Lima. Demain nous partons
pour Pisco, sur la côte sud. Quelques petites emplettes pour finir la balade, presse-agrumes (pour se faire des jus), petites cuillères, yaourts locaux. Le soir arrive et nous repartons pour un salchipapas (moins bon) dans un autre snack. Je goûte la bière locale de marque « cristal », une bonne lager. Nous rentrons à l’hôtel où l’on nous a attribué une autre chambre, plus spacieuse et avec un lit « matrimonial ». Un petit yaourt comme dessert (délicieux) et au lit à nouveau. Demain sera un autre voyage…Mardi 12 février
Nous nous promenons en ville, le départ est prévu pour 15h00. nous en profitons p
our expédier un quatrième colis (et oui, on a fait des folies à Huaraz…) à la poste. Maintenant on est rôdé le paquet est prêt d’avance cousu et tout. Nous repassons à l’hôtel prendre nos sacs et nous nous retrouvons à l’agence « Paracas express » à 14h30. nous nous installons dans le bus qui semble prêt et se rempli progressivement de la foule bigarrée, paniers et poules accompagnent nos sacs à dos sur le toit. A 15h00 pile le chauffeur monte, met le contact et démarre… puis arrête le moteur aussitôt ! aïe aïe aïe, quelque chose cloche… ça s’affaire, on ouvre le capot, on part chercher un mécano qui trifouille un long moment dans le moteur, l’heure passe, tout le monde parle en même temps, on ne comprend vraiment ce qui se passe que quand tout le monde commence à redescendre du bus. L’agence « Paracas express » nous rembourse nos billets, il faut trouver une autre compagnie. On finit par
en attraper un au vol qui part pour Ica. C’est sur la route, ou presque, le bus nous déposera sur la panamerica à l’embranchement qui va à Pisco. Nous partons enfin. Trois heures de route dans un paysage encore plus désertique que vers le nord. Quelques oasis bordés de plantations et de palmiers rompent la monotonie et l’austérité du paysage de poussière ocre et grise. Des champs de coton. A 19h00, il fait nuit, nous sommes déposés au carrefour. Chance, un collectivo, microbus pas trop bondé passe aussitôt et nous embarque jusqu’à Pisco, 5km plus loin. Complètement déglingué le bus. Nous arrivons au centre de la petite ville et on nous dépose sur une petite place. Nous marchons jusqu’à la Plaza de armas, très belle et entretenue, entourée de bâtiments de style colonial couverts de mosaïques, d’une église baroque. Nous trouvons l’hôtel Pisco (original !), très bien aussi, très propre, douches chaudes, chambre spacieuse, mais plutôt hors budget. Bon ça ira pour ce soir, on verra demain. Nous trouvons aussi un restau sympa où l’on nous sert de la tortue. Pas mal mais un peu beaucoup d’oignons en accompagnement. Petite balade digestive sur la place et nous retrouvons une bonne douche et notre lit confortable. Autant en profiter !Mercredi 13 février
Ce matin, on déménage pour un hôtel un peu plus dans nos moyens. Le patron a l’air un peu louche, mais bon, ça v
a. Après avoir posé nos sacs, nous partons réserver un tour pour les îles Ballestras, au large de Paracas. Ce sera pour demain. En attendant, nous marchons jusqu’au bord de mer, à 2km du centre. Nous arrivons sur une grande plage. L’océan pacifique s’y déverse en grands rouleaux. Pas de surfeurs, juste quelques pêcheurs à la ligne. Il est midi, il fait très chaud, nous préférons nous abriter au frais dans un snack pour manger un sandwich. Puis nous rentrons à l’hôtel. Coup de fatigue, sieste. A 15h, nous repartons à la recherche d’un collectivo qui voudra bien nous amener à Paracas. Nous finissons par en trouver un. La route longe la côte. Nous trouvons la plage autour du port. Le vent s’est levé, les nuages s’accumulent, il fait moins chaud. Nous restons au bord de l’eau à observer des bancs de petits poissons qui s’égaillent entre nos pieds et surfent dans les rouleaux. On joue les lézards sur le sable. Vers 19h, nous nous décidons à rentrer à Pisco. Porc au ananas (trop sucré) au menu suivi d’un yaourt aux fruit (délicieux) trouvé dans une petite échoppe sur la place. Buenas noches.Jeudi 14 février
Pas mal de bruit la nuit, m’étonnerais pas qu’on soit dans un hôtel de passe ! Ce matin tour organisé, on fait les touristes ! Un microbus passe nous prendre devant l’hôtel et nous redépose à Paracas. De là, avec une douzaine d’autres « gringos » nous embarquons sur une grande barque à moteur. Nous longeons la côte, un terminal pétrolier, des bateaux de pêche, la côte désertique, du sable, que du sable, puis dans ce sable des traits, des lignes, un dessin :
un gigantesque candélabre (200m de long pour 60 de large) tracé par la civilisation Paracas, il y a quelque 2000 ans. Et intact grâce à la sécheresse. C’est un des endroits du monde où il pleut le moins. Le bateau s’attarde, nous prenons des photos, puis nous prenons le large, croisant des vols de pélicans en formation en V ou en file indienne. Dans l’eau des méduses énormes. Puis des points noirs qui se transforment en têtes… des lions de mer de la famille des otaries flottent, nous observent un moment, puis plongent, ils pêchent. Des fous de Humboldt, le cor fuselé blanc et les ailes noires, tournoient autour du bateau puis plongent à pic. Nous sommes sûrement sur un banc de poissons. Nous approchons des îles Ballestras, des îlots plutôt, des rochers nus sans la moindre végétation. Ils étaient autrefois recouverts d’une couche de guano de plusieurs mètres d’épaisseur (fiente des millions d’oiseaux qui venaient y nicher, les eaux étant froides et très poissonneuses). Le guano a été exploité très longtemps comme engrais, puis les îles ont été rendues aux oiseaux et aux lions de mer, classées site protégé. Nous faisons le tour des îles, un enchantement. Nous approchons de colonies de centaines de lions de mer, les mâles sont impressionnant, avec la crinière épaisse qui leur ont donné leur nom. Les femelles, plus nombreuses, regroupées en harem, ressemblent à de petites otaries. Des manchots, seul endroit avec les Galapagos où on les trouve sous les tropiques (ceci dû aux eaux très froides du courant de Humboldt qui remontent de l’Antarctique le long des côtes chiliennes puis péruviennes). Des fous, des pélicans, des centaines d’oiseaux de mer. La barque fait le tour des îles au ralenti ce qui nous permet d’observer les centaines d’oiseaux marins et de lions de mer sur les plages et les rochers. Il est interdit d’aborder, parc national oblige… La balade dure toute une matinée d’enchantement. Puis nous rentrons au port, puis à Pisco par le bus. Il fait très beau et très chaud. Après avoir avalé un sandwich, nous partons à la plage prendre un grand et bon bain et… quelques coups de soleil. Sympa pour un mois de février. Ici, c’est l’été austral. Demain, nous quittons le Pacifique, direction les Andes et Cuzco, la ville mythique des Incas. 30h de bus nous attendent, ouf… les places prises au terminal de bus, nous allons dîner à l’As de Oro, des conchas (coquillages, des pétoncles en fait), gratinés au fromage, un délice pour clore une aussi belle journée. 
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